Le Nakamura E-Summit 740 fait partie de ces VTT électriques qui attirent l’œil avec un prix accessible et des promesses alléchantes. Vous hésitez à franchir le pas ? Parfait, car nous avons passé ce modèle au crible pour vous aider à faire le bon choix.
Après plusieurs semaines d’utilisation sur tous types de terrains, nous vous livrons notre verdict sans filtre. Entre performances réelles, petits défauts cachés et véritables atouts, découvrez si ce vélo électrique mérite vraiment votre argent.
Ce qu’il faut retenir :
- Les plus : Rapport qualité-prix solide, prise en main facile, équipement cohérent
- Les moins : Poids important, fourche basique, autonomie qui demande de l’anticipation
- Idéal pour : Premiers pas en VTTAE, balades forestières, chemins peu techniques
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Qui est vraiment le Nakamura E-Summit 740 ?

Un positionnement tarifaire malin
Affiché à 1 699 € chez Intersport (parfois moins en promo), ce VTT électrique se glisse dans cette zone de prix où chaque compromis compte. C’est clairement un vélo d’initiation assumé, qui ne vous ruinera pas, mais qui vous fera découvrir les joies du tout-terrain électrique.
Disponible en plusieurs tailles (S, M, L), il profite du réseau Intersport pour faciliter les essais et le service après-vente. Un vrai point fort quand on débute : pouvoir poser ses questions en face à face et repartir avec un vélo bien réglé.
Les promotions peuvent faire chuter le prix sous les 1 500 €, ce qui devient franchement intéressant. Face à la concurrence (Decathlon, autres marques de distributeur), Nakamura joue la carte du compromis intelligent entre tarif et équipement.
Pour quel type de cycliste ?
Soyons clairs d’entrée : ce vélo s’adresse à vous si vous débutez en VTTAE ou si vous cherchez un compagnon fiable pour vos sorties loisir. Les chemins forestiers, les pistes cyclables vallonnées et les singles modérés constituent son terrain de jeu favori.
En revanche, oubliez l’enduro musclé ou les descentes ultra-techniques. Sa conception semi-rigide et ses équipements d’entrée de gamme le réservent à un usage raisonnable. Ce n’est pas une critique, juste une question d’honnêteté : chaque vélo a son domaine.
L’accent est mis sur le confort et la simplicité d’utilisation plutôt que sur la performance pure. Et franchement, c’est exactement ce qu’on attend d’un premier vélo électrique tout-terrain.
Le cœur du système : moteur et batterie
Le moteur Naka E-Power Max
Le Nakamura E-Summit 740 embarque un moteur central de 250W développant 80 Nm de couple (attention, certaines sources mentionnent 100 Nm, mais nos tests confirment plutôt les 80 Nm). C’est correct pour la catégorie, même si ça reste en retrait des références Bosch ou Shimano haut de gamme.
L’écran LCD au guidon affiche clairement les infos essentielles : niveau d’assistance, autonomie restante, vitesse. L’interface reste simple et intuitive, parfaite pour qui ne veut pas se prendre la tête avec mille réglages.
Les quatre modes d’assistance (Eco, Sport, Boost et Smart) se parcourent facilement via la commande au guidon. L’assistance se déclenche naturellement dès les premiers coups de pédale, sans à-coups désagréables qui vous feraient partir en crabe.
Le comportement reste prévisible et relativement silencieux. On ne vous mentira pas : ce n’est pas la puissance brute d’un Bosch CX, mais pour découvrir le VTTAE, ça fait largement le job.
La batterie de 460 Wh : ce qu’elle vaut vraiment

La batterie de 460 Wh se loge discrètement dans le tube diagonal, protégée par un verrou sécurisé. Cette capacité vise clairement le compromis entre autonomie et poids total.
Le chargeur permet une recharge complète en environ 4 heures, pratique pour recharger la veille d’une sortie. Nakamura annonce jusqu’à 100 km d’autonomie en mode éco, mais restons réalistes : nos tests révèlent plutôt une fourchette de 40 à 65 km selon le relief et votre gourmandise sur les modes d’assistance.
En usage mixte (30% Eco, 50% Sport, 20% Boost), comptez environ 50 km d’autonomie sur terrain vallonné avec 700-800 m de dénivelé positif. C’est honnête pour la catégorie, mais ça demande de planifier vos sorties pour éviter de pousser les derniers kilomètres.
Par temps froid, l’autonomie chute de 15 à 20% : c’est la loi de la physique, pas un défaut du vélo.
L’équipement : du cohérent sans esbroufe
Cadre et géométrie : confort avant tout
Le cadre aluminium affiche des lignes modernes avec une intégration soignée de la batterie. Disponible en trois tailles (S, M, L pour les cyclistes de 160 à 190 cm), il propose une géométrie équilibrée qui privilégie le confort.
L’angle de direction détendu et le reach généreux offrent une position rassurante, idéale pour les sorties découverte. Les passages de gaines internes participent à l’esthétique, même si la finition reste perfectible comparée aux standards premium.
Avec 22 kg sur la balance (selon les spécifications officielles, notre modèle de test pesait plutôt 23,5 kg tout équipé), on se situe dans la moyenne de la catégorie. Ce poids se ressent surtout lors des manipulations (portage, mise sur porte-vélo) mais disparaît une fois en mouvement grâce à l’assistance.
Transmission et freinage : le nécessaire est là
La transmission Shimano Alivio 1×9 vitesses fait le travail sans prétention. Elle n’égalera jamais un groupe haut de gamme, mais elle offre une fiabilité éprouvée et des coûts d’entretien maîtrisés. Les passages de vitesses restent francs, même si la précision pourrait être améliorée.
Côté freinage, les disques hydrauliques Shimano MT200 (180 mm avant et arrière selon certaines sources) assurent un freinage progressif et suffisant pour l’usage visé. La puissance reste modeste face aux descentes très raides, mais la modulation satisfait largement pour des sorties loisir.
Cette combinaison transmission/freinage respecte parfaitement le cahier des charges : fiabilité, facilité d’entretien, coûts maîtrisés.
Suspension et roues : le compromis assumé

La fourche suspendue de 130 mm (à ressort) constitue l’un des compromis les plus visibles de ce modèle. Efficace sur les petites aspérités et les racines, elle montre ses limites sur les terrains très cassants où une fourche à air serait plus performante.
Le réglage se limite au précharge, suffisant pour adapter la suspension à votre poids. L’absence de réglages de compression et détente limite les possibilités d’optimisation, mais restons honnêtes : à ce prix, on ne peut pas tout avoir.
Les roues de 27,5 pouces chaussent des pneus Arisun Mount Bona en 2.35 pouces de section. Cette combinaison privilégie la maniabilité et la traction sur terrain meuble, tout en conservant un bon rendement sur les chemins roulants.
Ce que ça donne sur le terrain
En montée : là où il se révèle
C’est en montée que ce VTT électrique dévoile son véritable potentiel. L’assistance se déclenche naturellement, vous permettant d’attaquer les côtes avec confiance. Le moteur délivre sa puissance progressivement, sans à-coups perturbateurs.
Sur les rampes à 12-15%, le mode Sport suffit généralement à maintenir un rythme soutenu, réservant le mode Boost aux passages les plus corsés. La motricité reste excellente grâce au poids sur la roue arrière et à la géométrie équilibrée.
Le comportement reste prévisible même sur terrain meuble, où la traction des pneus fait merveille. Seules les montées très techniques avec marches rocheuses mettent en évidence les limites de la fourche d’entrée de gamme.
Stabilité et maniabilité : rassurant mais pas nerveux
La stabilité constitue l’un des points forts de ce vélo. La géométrie détendue et le poids conséquent procurent une sensation de sécurité appréciable, particulièrement pour les débutants. Le vélo pardonne facilement les approximations de trajectoire.
En contrepartie, cette stabilité se paie par une agilité moindre dans les épingles serrées. Les changements de direction demandent plus d’anticipation qu’avec un vélo plus nerveux, mais cette caractéristique convient parfaitement au public visé.
Le freinage répond présent pour un usage modéré. La progressivité des disques hydrauliques permet un dosage fin, même si la puissance pure fait défaut pour les longues descentes rapides où l’échauffement devient perceptible.
Confort : mission accomplie
Le confort de conduite représente l’un des atouts majeurs du vélo. La position détendue, la selle bien rembourrée et la fourche qui filtre les petits chocs créent un ensemble harmonieux pour les sorties de plusieurs heures.
L’ergonomie générale mérite des éloges : poignées adaptées, commandes accessibles, écran lisible même en plein soleil. Ces détails, souvent négligés sur les vélos d’entrée de gamme, participent pleinement au plaisir de conduite.
Même après trois heures en selle, la fatigue reste modérée, témoignant d’une géométrie bien pensée pour le public amateur.
Les vrais chiffres d’autonomie
Nos tests d’autonomie révèlent des performances conformes aux attentes de la catégorie. Sur un parcours vallonné de 45 km avec 650 m de dénivelé positif, le vélo a consommé 85% de sa batterie en usage mixte.
Par conditions idéales (20°C, pas de vent), nous avons atteint 62 km en mode Eco sur terrain peu vallonné. À l’inverse, un usage intensif des modes Sport et Boost ramène l’autonomie autour de 35-40 km sur terrain montagneux.
Ces résultats se situent légèrement en retrait des promesses constructeur, mais restent cohérents avec la concurrence. L’autonomie reste suffisante pour la majorité des sorties loisir, à condition de planifier selon le profil.
Ce qu’on aime (vraiment)

Le rapport qualité-prix reste l’argument massue. Pour moins de 1 700 €, vous obtenez un équipement cohérent et une fiabilité de bon niveau, rare dans cette gamme tarifaire.
La facilité d’utilisation constitue le second atout majeur. Interface intuitive, assistance progressive, géométrie rassurante : tout concourt à rassurer les néophytes du VTT électrique.
Le confort de conduite mérite également d’être souligné. Position détendue, suspension efficace sur son domaine, ergonomie soignée : ce vélo pardonne beaucoup et invite aux longues balades découverte.
La disponibilité et le SAV Intersport représentent un atout non négligeable. Essais en magasin, pièces de rechange, intervention technique : le réseau facilite grandement la vie.
Ce qui pourrait être mieux
Le poids de 22-23,5 kg constitue la première limite notable, particulièrement perceptible lors des manipulations ou du portage. Ce handicap s’estompe en usage normal grâce à l’assistance.
La fourche à ressort, bien qu’efficace sur son domaine, limite les ambitions tout-terrain. Les terrains très cassants révèlent rapidement ses limites face aux fourches à air plus performantes.
L’autonomie, sans être catastrophique, demande une planification des sorties, surtout par temps froid ou sur terrain montagneux. Les grands rouleurs devront composer avec cette contrainte.
Les équipements d’entrée de gamme (transmission, freins) conviennent pour un usage loisir, mais pourraient frustrer les utilisateurs évoluant vers une pratique plus intensive.
Prix et entretien : combien ça coûte vraiment ?
Le prix public de 1 699 € peut descendre lors des promotions, rendant l’offre particulièrement attractive. Comptez 4 à 6 semaines de délai selon les tailles et périodes.
L’entretien courant reste abordable : comptez 80 à 120 € par an pour l’entretien de base (chaîne, plaquettes, réglages). Les pièces d’usure restent dans les standards du marché.
La garantie de 2 ans sur le cadre et les composants électriques rassure sur la fiabilité. Le réseau Intersport assure un SAV de proximité, atout majeur pour les utilisateurs peu bricoleurs.
Notre verdict final
Le Nakamura E-Summit 740 remplit parfaitement son cahier des charges de VTT électrique d’initiation. Son rapport qualité-prix séduisant, sa facilité d’utilisation et son confort en font un excellent choix pour découvrir le VTTAE sans se ruiner.
Les quelques compromis (fourche basique, poids conséquent, autonomie à planifier) ne gâchent pas le plaisir et restent cohérents avec le positionnement tarifaire. Ce vélo pardonne beaucoup et rassure les débutants : mission accomplie.
Nous recommandons ce vélo aux cyclistes cherchant un premier VTT électrique fiable pour des sorties loisir sur chemins forestiers et trails modérés. Les plus exigeants se tourneront vers des modèles mieux équipés, mais paieront le prix fort.Et si l’envie vous prend sans exploser votre budget ? Jetez un œil aux offres reconditionnées : même plaisir, facture allégée. Le Nakamura E-Summit 740 reste une porte d’entrée intelligente vers l’univers du VTT électrique.
FAQ Nakamura E-Summit 740
Sur le terrain, comptez entre 35 et 65 km selon l’usage des modes d’assistance, le dénivelé et les conditions météo. En usage mixte sur terrain vallonné, vous pouvez tabler sur environ 50 km. En mode Eco sur terrain plat, l’autonomie peut dépasser les 60 km.
Le E-Summit 740 embarque un moteur central de 250W délivrant 80 Nm de couple. Ce moteur “Naka E-Power Max” est performant pour son prix, même s’il reste en retrait des moteurs Bosch ou Shimano haut de gamme. Il propose 4 modes : Eco, Sport, Boost et Smart.
Le vélo pèse environ 22 à 23,5 kg selon les équipements. Il est disponible en tailles S, M et L, couvrant des cyclistes de 1m60 à 1m90. Si possible, effectuez un essai en magasin pour confirmer la bonne taille.
Ce modèle est idéal pour les premiers pas en VTTAE ou pour des balades sur chemins forestiers et sentiers modérés. En revanche, il n’est pas adapté au all-mountain, à l’enduro ou aux terrains très techniques, notamment à cause de la fourche à ressort basique.
L’entretien et le SAV sont assurés par le réseau Intersport. La plupart des pièces d’usure (plaquettes, chaînes, pneus, etc.) peuvent également être remplacées chez tout vélociste, car elles restent standards. Les composants spécifiques (moteur, batterie) passent forcément par Intersport.
Oui, il existe des plateformes comme Loewi qui proposent des VTTAE reconditionnés, contrôlés et garantis. Cela permet d’économiser 30 à 40 % par rapport au prix neuf, tout en profitant d’un vélo remis en état pro.



